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Les différents types de baux locatifs et leur fiscalité

Publié le 19/03/2026

Le bail locatif est un contrat essentiel qui encadre la relation entre un propriétaire (bailleur) et un locataire. Il définit les droits et obligations de chacun, mais aussi les conditions financières de la location. Selon la nature du logement et le profil du locataire, il existe plusieurs types de baux, chacun ayant ses propres règles juridiques et spécificités fiscales.

  1. Le bail de location vide

Le bail vide concerne les logements loués non meublés. Il est régi par la loi du 6 juillet 1989 et s’étend sur une durée de trois ans pour les particuliers (six ans pour une société).
Sur le plan fiscal, les loyers perçus sont imposables dans la catégorie des revenus fonciers. Le bailleur peut choisir entre le régime micro-foncier (abattement forfaitaire de 30 %) ou le régime réel, qui permet de déduire les charges réelles (travaux, intérêts d’emprunt, assurance, taxe foncière, etc.). Ce type de bail est souvent privilégié pour une gestion locative stable et de long terme.

  1. Le bail meublé

Le bail meublé offre davantage de flexibilité, avec une durée d’un an. Le logement doit être équipé de tout le mobilier nécessaire à la vie quotidienne.
D’un point de vue fiscal, les loyers relèvent du régime des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC), et non des revenus fonciers. Le bailleur peut opter pour le régime micro-BIC (abattement de 50 %) ou le régime réel, qui permet d’amortir le bien et le mobilier.

  1. Le bail mobilité

Introduit par la loi Élan de 2018, le bail mobilité est destiné aux étudiants, stagiaires ou actifs en mission temporaire. D’une durée de 1 à 10 mois, il ne nécessite pas de dépôt de garantie. Fiscalement, il s’aligne sur le régime du bail meublé, donc soumis aux BIC, avec la même possibilité d’abattement ou d’amortissement selon le régime choisi.

  1. Les baux professionnels et commerciaux

Le bail professionnel, réservé aux professions libérales, et le bail commercial, destiné aux entreprises, ont aussi leurs propres régimes fiscaux. Les revenus tirés d’un bail professionnel sont imposés dans la catégorie des BIC ou des revenus fonciers, selon la nature de l’activité. Le bail commercial, quant à lui, ouvre la possibilité de récupérer la TVA sur les loyers dans certains cas.

En résumé

Chaque type de bail possède ses règles juridiques, sa durée, ses obligations et sa fiscalité spécifique. Le choix du bail doit donc se faire en fonction de la stratégie patrimoniale du propriétaire, de son objectif (revenus complémentaires, optimisation fiscale ou valorisation du bien) et du profil du locataire. Bien se renseigner ou se faire accompagner par un professionnel de l’immobilier reste la meilleure garantie d’une location rentable et conforme à la législation en vigueur.

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